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Logique Floue

Voyage à Ottawa

Après deux voyages d'une journée dans la capitale nationale du plusse beau pays au monde (en mai 2008 et en mai 2009), il était temps d'y retourner plus longtemps pour avoir le temps de visiter un peu plus la ville. Cependant, le printemps hâtif de 2010 a fait faner prématurément la raison principale de notre visite : les désormais célèbres tulipes. Récit d'un voyage où tous les chemins mènent au même endroit, où les moulins sont insaisissables, et où les usines sur notre route ont de bien mystérieux logos (dans cet ordre).

Le départ (On trouve toujours le temps pour Tim Hortons)

Parterre de tulipes fanées — Voilà ce qui arrive quand le printemps est hâtif...

Le départ pour Ottawa s'effectue le samedi 22 mai à 15h30, en même temps que s'effectue la mise au jeu de ce qui deviendra le troisième blanchissage des Canadiens de Montréal dans la Finale de l'Est. La seule façon d'écouter le match en voiture a de quoi rendre nostalgique : la bonne vieille radio, où l'intensité de la voix du commentateur est directement proportionnelle à la position de la rondelle en territoire adverse.

Avant de quitter le Québec, je décrète un arrêt à un Tim Hortons situé en plein milieu de nulle part pour faire le plein de caféine. Faute de café gratuit, il faut sortir son portefeuille si on veut satisfaire sa dépendance...

Pendant que le Canadien se fait lentement mais sûrement dominer par l'équipe adverse, le signal de la radio commence à faiblir à mesure que les bornes kilométriques de l'autoroute 417 vont en augmentant.

Finalement, sans savoir l'issue du match, ma copine et moi arrivons à Ottawa.

Homards rouges, bière blonde et billet brun

Oui, les Red Lobster sont encore présents en Ontario !

Contrairement à mon voyage à Boston, où plus de temps avait été passé à chercher un hôtel qu'à visiter la ville, j'avais cette fois eu la prévoyance de réserver une chambre dans une auberge de jeunesse avant de partir. Appelez ça de l'expérience !..

Une fois les formalités d'enregistrement terminées, nous prenons aussitôt le chemin d'un restaurant complètement disparu du Québec et où je ne suis pas allé depuis au moins dix ans : le Red Lobster(ang.).

L'aventure culinaire à base d'une quantité invraisemblable de fruits de mer nous déleste de cent dollars, mais, en ce qui me concerne, l'extrême satisfaction qui en résulte n'a pas de prix !

À notre retour à l'auberge, le propriétaire nous demande si nous voulons nous joindre à sa joyeuse bande de voyageurs pour aller prendre un verre au pub du coin. Pourquoi pas, en effet !

Nous passons quelques heures à discuter politique et souverainisme avec une voyageuse de la Belgique et du bilinguisme d'Ottawa avec un indien qui réside au Canada depuis 35 ans et qui me déclare que je dois encore boire quatre bières avant de pouvoir comprendre de quoi il parle... J'en prends deux, puis nous décidons sagement d'aller nous coucher.

Tous les chemins mènent à Rome au Parlement

L'inévitable Parlement (et ce n'est pas faute d'essayer de l'éviter...)

Le lendemain, je tente tant bien que mal de retrouver le Parc des Commissaires de mémoire. En cours de route, je décide que nous allons plutôt faire un tour à Gatineau. Cependant, peu importe le chemin que j'emprunte, nous aboutissons toujours en face du Parlement.

Le plus troublant dans l'histoire est lorsque j'emprunte Montreal Street sur un coup de tête après déjeûner et que je me retrouve à nouveau devant «Harper's Land» (Chantez avec moi : Tout le monde aime Harper's Land !).

Il y a quelque chose de louche là-dedans, sûrement un complot des fédéralistes !..

Dans les faits, je me repère en me servant de la silhouette des tours du centre-ville d'Ottawa, donc il est normal que je me retrouve toujours au même endroit. Pas de complot ici, circulez, il n'y a rien à voir (si, le Parlement, encore et toujours) !

Le moulin-qui-n'est-pas-un-moulin

Est-ce un moulin ? Je ne crois pas !

Un peu plus tard, je retrouve finalement le Parc des Commissaires et ses parterres complètement décimés qui contenaient des tulipes il y a au plus quelques jours. Tant pis pour la photographie florale, il faut maintenant trouver un plan B pour occuper les prochaines heures !

Nous décidons finalement d'aller visiter les environs de Gatineau. Une fois sur l'Autouroute 5, nous optons spontanément de nous rendre jusqu'au bout de l'autoroute, qui semble se terminer à Maniwaki si on en croit les panneaux routiers.

Cependant, le kilométrage indiqué sur les panneaux ne correspond pas à la distance qui nous sépare de Maniwaki, mais plutôt à la distance avant la fin de l'autoroute. Maniwaki se trouve plutôt 100 kilomètres plus loin (qui sont 100 kilomètres de trop)...

À 100 km/h, il peut y avoir une certaine confusion quand vient le temps de lire les panneaux routiers. Ainsi, il semble qu'à une dizaine de kilomètres après la fin de l'autoroute 5 se trouve un moulin. Il n'en faut pas plus pour que nous décidions d'aller voir ce moulin de plus près.

Il s'avère finalement que le moulin soit plutôt une auberge, totalement dépourvue d'ailes, de meules ou de tout ce qui en ferait un moulin, justement. Elle n'a de «moulin» que le nom. Est-ce que c'est suffisant pour s'avérer être de la fausse représentation ?

Troquer un spectacle pyrotechnique pour un autre

De retour à l'auberge (Le Ottawa Backpackers Inn)

De retour à l'auberge, j'apprends qu'il y aura un feu d'artifice le lendemain (le 24 mai) pour célébrer la Fête de la Reine. Malheureusement, nous serons partis d'ici là.

De plus, notre départ à 15h30 la veille nous a empêché d'assister au feu d'artifice lancé pour l'inauguration du manège Ednör - L'Attaque à La Ronde.

Décidément, je vais devoir attendre encore trois semaines pour que commence l'International des Feux avant de voir un spectacle pyrotechnique...

Par chance, un spectateur a filmé le feu d'artifice tiré à La Ronde et l'a mis en ligne. Faute d'être sur place, le clip vidéo me permet de faire contre mauvaise fortune bon cœur, car le spectacle était très répétitif et peu original. En bref, nous n'avons pas manqué grand chose !

Le retour (et le mystère de l'Usine-à-feu)

Le mystérieux logo de l'usine de Marelan (ou Usine-à-feu si vous préférez)

Le lendemain, nous revenons sur nos pas et retournons au Parc des Commissaires, à l'Auberge du Moulin et au Parlement. En effet, il me faut des photos pour illustrer ce carnet de voyage et, la veille, ma caméra était restée dans le coffre arrière toute la journée !

Finalement, nous retournons à Montréal en passant par la route 148 pour une dernière fois. En effet, le prolongement de l'autoroute 50, qui contournera la route 148, sera complété l'an prochain.

Je profite de cette dernière occasion pour immortaliser l'usine de brique réfractaire de Marelan, dont le logo (les lettres CR qui entourent des flammes) m'avait toujours intrigué et m'avait poussé à surnommer cette usine l'Usine-à-feu d'après son logo faute de savoir ce qui y était produit exactement.

Mystère résolu : il s'agit de brique réfractaire. Le logo prend alors toute sa signification : il représente un four fait de ce même matériau. Il fallait le savoir !

© Simon Turcotte-Langevin, 2017

Licence CC BY-NC

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