Feu présenté par la firme Western Entreprises sous le thème L'amour règne sur nous.
Source : site officiel.
C'était le jour en pleine nuit dans la finale
Comètes à triple changement de couleur
La firme Western Entreprises en était à sa première présence sur les rampes de mise à feu de La Ronde. Habituellement, les organisateurs de la compétition exigent que tous les nouveaux concurrents assistent à un spectacle en compétition l'année qui précède leur participation, afin qu'ils se familiarisent avec le type de feu qui y est présenté. Dans le cas de Western, cette étape cruciale n'a pas été faite. Conséquemment, L'amour règne sur nous se classait davantage dans les feux commerciaux que dans les spectacles qui repoussent les limites et qui sont devenus la signature de l'International.
Dès les premiers instants, l'intro de «Somewhere» a été accompagnée... d'un ciel complètement noir ! En effet, le concepteur, Gary Caimano, avait opté pour une narration bilingue (qui a semble-t'il été récitée par le maître de cérémonie, le désormais célèbre substitut de Michel Lacroix). Hors, cette narration n'était appuyée par absolument aucune pièce (même pas des bengales...) Avant que ne retentisse la voix du narrateur, je me demandais sérieusement s'il n'y avait pas un problème technique...
Malgré la rampe #1 remplie à souhait de bombes de gros calibre et la présence de pontons sur la «rampe #5», l'intensité du spectacle ne s'en ressentissait pas. Même les imposantes bombes de 12" (305 mm) n'avaient pas le punch habituel...
Dans la dernière minute, j'ai compris pourquoi le spectacle manquait autant d'intensité : la finale était à peu près aussi déchaînée que celle réalisée par les compatriotes des artificiers de Western l'an passé, Melrose Pyrotechnics. Malheureusement, ceux-ci remplissaient le ciel de façon beaucoup plus constante les 29 minutes précédantes !
Au niveau de la répétition, mon observation habituelle sur l'omniprésence des pièces dorées (kamuros, saules pleureurs et pièces scintillantes) tient toujours. Gary Caimano se targuait pourtant en entrevue à Paul Marriott d'avoir beaucoup de couleurs éclatantes en réserve pour illuminer le ciel. Il n'a pas menti - la vivacité des couleurs sur certaines séquences était véritablement ahurissante, mais il y avait vraiment trop de pièces ternes le reste du temps.
Heureusement qu'il y avait un grand nombre de pièces à changement de couleur ! Les comètes à trois couleurs (ocre, vert et bleu) étaient d'ailleurs assez spectaculaires. Malheureusement, pour faire honneur au reste du spectacle, les pièces aériennes qui passaient du vert au rouge revenaient sans cesse.
Côté innovation, ce spectacle avait pourtant son lot de bonnes idées, comme celle d'orienter des mines à l'horizontale vers les spectateurs sur le périmètre de la rampe #4. Les poursuites sur le sens de la profondeur (tirs sur la rampe #5, puis sur la rampe #3) étaient aussi bien pensées.
Vu les circonstances, il est manifeste que Gary Caimano n'était pas assez familier avec la compétition pour préparer un spectacle qui se qualifie pour un Jupiter. Cependant, pour cette même raison, je suis un peu moins sévère qu'à l'habitude au niveau des critères d'évaluation. Il reste encore bien du chemin à faire à Western Entreprises pour espérer remporter un prix...
Je suis Simon Turcotte-Langevin et j'me suis fait chier.
| Pièces pyrotechniques | 6 | / 10 |
| Synchronisation | 7 | / 10 |
| Bande sonore | 8 | / 10 |
| Conception technique | 6 | / 10 |
| Conception pyromusicale | 6 | / 10 |
| Total | 33 | / 50 |
| 66 % | ||
Source des critères : site officiel.
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