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Logique Floue

17 décembre 2011 - Le chat botté

Feux d'Artifice BEM présentait Le chat botté, le troisième spectacle de l'édition 2011 des Feux sur glace Telus.

À propos du spectacle

En dépit de l'imposition de thèmes forts par les organisateurs des Feux sur glace, BEM a décidé de suivre les lignes directrices générales d'Éros et Psyché, qu'ils avaient présenté à La Ronde l'été dernier.

Conséquemment, la musique classique était à l'honneur, mais les extraits sonores provenant des adaptations cinématographiques absents, ce qui m'a empêché de reconnaître les moments-clés du conte du chat botté.

Toutefois, la musique classique permet de susciter des émotions précises chez les spectateurs, ce qui a sûrement été utilisé par le concepteur pour représenter les grands moments du conte traditionnel.

Comme je ne connaissais que vaguement le récit et que je n'avais pas rencontré les artificiers de BEM avant leur prestation, j'ai sans doute été mal placé pour saisir le lien entre le récit original et la conception pyrotechnique.

Ceci dit, passons à mon avertissement habituel, et en avant le reportage !

Comme je l'énonce dans ma politique d'évaluation des Feux sur glace, je vais modifier la nature de mes critiques habituelles et les transformer en reportage neutre pour cet événement afin d'éviter les conflits d'intérêt.

Le feu a commencé par des fontaines au titane dorées. Par la suite, des éventails à trois comètes, des pivoines rouges et des saules dorés ont rapidement rempli le ciel et donné le coup d'envoi du spectacle de BEM.

Le premier segment du spectacle

Ce feu comportait à l'œil une grande quantité de pièces pyrotechniques européennes, particulièrement des kamuros scintillants très probablement espagnols vers le milieu du spectacle et plusieurs variétés de bombes multi-bris de style italien.

Par ailleurs, il semble que BEM ait davantage misé sur des pièces de gros calibre (125 et 154mm - 5" et 6") que les deux firmes précédentes, car les explosions semblaient plus puissantes cette semaine.

De plus, sur une note très positive, la malédiction des vents contraires propices aux accumulations de fumée qui s'est abattue sur BEM depuis 2009 a officiellement pris fin. En effet, le vent du sud-est qui soufflait sur les Quais a permis à la fumée de se diriger vers l'arrière, nous permettant ainsi d'apprécier pleinement toutes les pièces pyrotechniques du spectacle.

Grâce à la fin de la «Malédiction», les couleurs éclatantes de la finale ont été parfaitement visibles

Cette absence d'accumulation de fumée a rendu bien visibles les nombreuses explosions de la finale.

Il ne faut pas passer sous silence la présence du désormais célèbre gâteau de crossettes roses et vertes qui est très souvent utilisé par BEM dans leurs finales.

Cependant, je m'attendais à ce que ce gâteau soit mis à feu en forme d'éventail croisé, mais les rangées ont plutôt été allumées en éventail conventionnel (gauche-droite-gauche...)

La question demeure donc entière : est-ce que ce gâteau dispose de deux mèches permettant de l'allumer suivant une ou deux extrémités au gré des intentions du concepteur ou encore s'agit-il de deux modèles différents pourvus du même effet ?

Ah, ces interrogations futiles d'artificier...

Vous en voulez plus ?

© Simon Turcotte-Langevin, 2017

Licence CC BY-NC

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