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Logique Floue

8 janvier 2011 - L'hiver en mer - La critique

Pour le dernier Feu sur glace Telus, le Groupe Fiatlux-Ampleman nous présentait L'hiver en mer. Comme je n'avais pas réalisé d'entrevue avec le concepteur du spectacle, Benoit Berthelet, je n'avais aucune idée de ce qu'il allait nous préparer pour clore l'événement; le spectre du désormais célèbre Hommage au Cirque du Soleil, réalisé par la même équipe, planait encore dans l'air de Montréal... Heureusement, le spectacle était cette fois bien meilleur, même s'il s'est achevé sur une note étrange.

Évaluation du spectacle

Crossettes bleues et vertes et mines synchronisées avec la musique

Les spectaculaires kamuros de l'avant-dernier segment

À l'image de bien des autres Feux sur glace, L'hiver en mer a commencé plutôt lentement avec un tableau à base de mines, de comètes et de crossettes dorées. Heureusement, des dalhias à pointes rouges ont eu tôt fait de mettre un peu de couleur dans ce premier segment un peu trop monochromatique à mon goût.

Le doré est une couleur à utiliser avec parcimonie, et le Groupe Fiatlux-Ampleman semblait avoir un peu de difficulté à la doser dans le dernier feu qu'ils avaient présenté à La Ronde, l'Hommage à Céline Dion. Cette fois encore, les kamuros et les saules pleureurs revenaient un peu trop souvent à mon goût, mais ils étaient davantage «dilués» par d'autres types d'effets plus colorés.

À ce chapitre, le concepteur du spectacle a préparé une séquence fort divertissante sur Chantons pour les matelots (le titre exact m'échappe, mais ce vers revenait souvent dans les paroles), où des crossettes vertes et bleues de gros calibre appuyaient des mines multicolores synchronisées à la musique, plus spécifiquement aux HEY ! hurlés à intervalle régulier par le chanteur.

Toutefois, sur cette séquence précise, le ciel est demeuré complètement noir pendant cinq secondes, ce qui était tout juste assez long pour que je me demande s'il n'y avait pas un problème technique du côté des rampes de lancement. Hors, comme les pièces aériennes ont commencé à remplir le ciel de nouveau peu de temps après, je suppose qu'il s'agissait plutôt d'une pause ménagée par le concepteur entre deux groupes d'effets différents (nommément les pivoines à cœur de palmier et les crossettes de gros calibre).

Je me dois par ailleurs de souligner la beauté des kamuros scintillants de la séquence suivante. Je suppose fortement qu'il s'agissait de pièces espagnoles de par leur qualité.

Finalement, la toute dernière séquence, qui constituait donc la finale, était principalement constituée de dalhias argentés et de pivoines à cœur de palmier assorties. Malgré un bombardement soutenu de ces effets, la finale n'avait pas le niveau d'intensité anticipé. Bien des gens, moi y compris, pensaient qu'il s'agissait donc de la «fausse finale» et que le bombardement chaotique habituel suivrait sitôt cette séquence terminée.

Toutefois, des gâteaux en éventail croisé de comètes ont été mis à feu sur les positions de proximité, puis le ciel est demeuré désespérément vide. Bien des spectateurs ont retenu leurs applaudissements, certains que la véritable finale était sur le point de commencer. Hors, il n'en était rien, et le spectacle - et l'édition 2010 des Feux sur glace Telus - venait de prendre fin sur cette séquence peu relevée en intensité.

Il est vrai qu'une finale telle qu'on la connaît est peut-être un mal nécessaire pour les concepteurs, mais les spectateurs y sont maintenant habitués et s'attendent à ce que les dernières secondes contiennent le plus de bombes possible. Hors, le Groupe Fiatlux-Ampleman a prévu un dernier tableau qui s'est révélé trop peu intense, et les applaudissements timides qui se sont élevés de la foule quand les gens ont réalisé que c'était bel et bien terminé l'ont souligné.

L'hiver en mer n'était pas un mauvais spectacle; la synchronisation était très bien réalisée, mettant d'ailleurs l'emphase sur des mines au lieu des comètes habituelles, et la gamme de produits sélectionnée était bonne dans l'ensemble. Hors, le dernier segment aux allures de «fausse finale» a malheureusement fait s'effondrer l'opinion positive que je m'étais faite des 15 minutes précédantes. Je me serais en effet attendu que l'édition 2010 des Feux sur glace Telus se termine sur une note un peu plus explosive. Pas vous ?

Mon appréciation

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© Simon Turcotte-Langevin, 2018

Licence CC BY-NC

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