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Logique Floue

Sur les rampes avec Royal Pyrotechnie

La firme Royal Pyrotechnie présente un spectacle aux Feux sur glace Telus depuis six ans. Yanick Roy, le concepteur de Royal, est donc très familier avec le site et sait comment exploiter tous les angles de tir qu'il peut utiliser. C'est donc un maître artificier particulièrement préparé et confiant que j'ai rencontré sur les rampes de lancement quelques 6 heures avant que la première bombe de son feu d'artifice n'embrase le ciel.

Lumière polaire, voyage imaginaire dans les eaux de l'Arctique

L'équipe de Royal Pyrotechnie

Exemple de treillis d'une pièce montée

Pour mieux respecter le thème maritime imposé à tous les participants de l'édition 2010 des Feux sur glace Telus, Yanick Roy a décidé de dévier des trames sonores et des types de séquences pyrotechniques qu'il exploite habituellement pour présenter du tout nouveau matériel aux spectateurs montréalais. Ainsi, contrairement à Luminescence, sa prestation de l'an dernier, Lumière polaire ne réutilise aucun segment ou extrait sonore du désormais célèbre Voilà.

Le thème du spectacle, Lumière polaire, provient d'une expédition imaginaire en bateau vers l'Arctique (et donc vers l'étoile Polaire) imaginée par Yanick Roy. Le spectacle est divisé en plusieurs segments, chacun faisant référence à une partie bien précise du périple.

Ainsi, le tout premier segment, à base de rigodons, évoque la fête qui précède le départ et la cérémonie d'inauguration du navire, puis une pièce montée en forme de voilier et une chute d'eau pyrotechnique introduisent respectivement le bateau et l'océan. Par la suite, le sentiment est de nouveau à la fête, car l'équipage navigue sur une mer calme et le navire est propulsé par des vents favorables. Cependant, la célébration est de courte durée, car le segment suivant illustre une tempête qui se déchaîne sur l'océan et qui malmène l'embarcation. Toutefois, celle-ci est heureusement de courte durée, et le segment suivant représente le proverbial calme après la tempête. Ensuite, le périple continue, et la finale concorde avec l'équipage qui atteint sa destination.

Pour mieux transmettre ce thème et ses subtilités à son public, Yanick Roy aurait aimé utiliser une narration, mais les règles de l'événement interdisent aux artificiers de recourir à ce type de séquence. Pour y parvenir malgré tout, Yanick a de nouveau fait équipe avec l'ingénieur de son Serge Péloquin afin d'assembler une trame sonore évocatrice à base de musiques de films tels que «Master and Commander», «Columbus», «Avatar» et «The Golden Compass». Le mixage de la trame sonore, effectué au studio Tam-Tam, a nécéssité pas moins de six heures pour être au point.

Par la suite, Yanick Roy a passé une dizaine d'heures à scripter le spectacle dans le logiciel de conception du système de tir Pyrodigital. Le prémontage des effets, effectué aux ateliers de Royal Pyrotechnie, a pris trois jours, puis une équipe d'artificiers a assemblé les groupes de mortiers sur le quai Jacques-Cartier la veille du spectacle.

Finalement, le montage final de tous les effets pyrotechniques a commencé à 9h30 précises et a été terminé au coucher du soleil, trois heures avant la première mise à feu.

Photos de la préparation

Deux postes de tir d'effets de moyen calibre
Groupe de mortiers de 2 et de 3 pouces
Les trois postes de gros calibre
Roue placée à un des postes frontals
Un poste de moyen calibre

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© Simon Turcotte-Langevin, 2018

Licence CC BY-NC

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